C’est la première fois de ma vie que j’ai l’angoisse de la page blanche ou devrait je dire de l’écran blanc… L’aventure est finie, date butoir 15 mai, encore quelques jours peut-être… Je devrais dire adieu à Dzblog mais un concours de circonstances a fait que c’est à toi que j’ai envie de faire mes adieux. On s’était connu un peu à la même époque où j’ai connu Dzblog, début 2006 peut-être je ne sais plus, je n’ai jamais été très douée pour me remémorer les dates. Plus de deux ans en tous cas maintenant avec cette faiblesse propre aux mortels que nous sommes, cette faiblesse qui a fait que je n’ai jamais osé mettre un terme à mes illusions et t’oublier, faiblesse qui a fait que le seul fait d’imaginer que je ne pouvais plus te parler suffisait à m’anéantir et me détruire. Je suis paradoxale je sais. Derrière celle qui n’a besoin de personne il y a celle qui n’a besoin que d’une seule personne : toi. Ne souris pas … Je ne t’aime pas. Arrête de sourire ça m’énerve. Je suis prête à jurer que je ne t’aime pas. C’est juste que j’ai du mal à me passer de toi. Bon d’accord je te l’accorde je ne peux pas me passer de toi. Même pas de ta présence. Juste de ton être. Je pense que tu es ma base de sécurité, je ne sais plus où j’ai lu ça. Ces personnes qui vous procurent protection, sécurité et surtout…estime. Ok Tu es génial, loin d’être parfait certes, mais si… unique, enfin pas uniquement unique, enfin je sais plus, je m’embrouille beaucoup ces temps-ci. Mes émotions prennent le dessus je n’arrive même plus à les maitriser, je sanglote aux plus banales lectures, je pleure en racontant une anecdote à deux balles censée être touchante, je fonds en larmes devant les plus anodines scènes de séries TV pour ménagères éplorées bref… je dois agir ! Tu m’avais dit un truc dans ce genre une fois, enfin je sais plus, ma mémoire me fait défaut je te l’ai déjà dit.
Tu sais que personne ne me croit quand je parle de toi. Si, si je te jure ! On m’a demandé plus d’une fois « Il est aussi spécial ? ». Peut être bien oui, enfin à mes yeux, c’est ce qui compte non ?
Près de deux ans que ce blog existe et je n’ai jamais pu parler de toi auparavant. Même pas un petit billet dans la catégorie des gemmes que j’aime. Pourtant on est amis. C’est plutôt simple de parler d’un ami.
Aujourd’hui je peux t’inviter à pénétrer dans ce petit monde virtuel. J’aimerai bien te faire les présentations. Te parler de ceux que je connais ici un à un. Au fait, il suffit de faire un tour chez chacun d’eux pour en apprendre davantage sur lui. Tous plus différents les uns que les autres. Tu ne pensais tout de même pas être le seul à être exceptionnel. Chacun l’est à sa façon. Sur Dzblog, au-delà des lecteurs j’ai rencontré des amis.
Mais qu’est ce que cette confusion ? Pourquoi dire adieu à quelqu’un maintenant ? Parce que je déteste me sentir faible, dépendante, vulnérable ? Oui je le suis, je le sais. Mais laisse moi au moins savourer l’illusion que je peux être maitresse de moi-même. C’est parce que j’ai compris à quel point j’avais besoin de toi que je veux me défaire de ta présence. Tu comprends ? Non ! Tant pis c’est compliqué !
J’apprendrais à vivre avec cette lumière en veilleuse. Un célèbre psychologue a expliqué comment on devait apprendre à se défaire des liens auxquels on est le plus attaché, parce que c’est la règle même de la vie. Nouer un lien c’est déjà avoir la certitude de le défaire tôt ou tard. Tout est éphémère et ce n’est peut être pas plus mal. Tu sais ce dont j’ai légèrement peur ? C’est de ne plus pouvoir m’attacher à qui que ce soit après t’avoir connu. C’est idiot je te l’accorde mais je suis comme ça ! J’idéalise parfois les gens que j’aime.
J’écris n’importe quoi mais je sais qu’après ça je serai un tantinet libre. Un tout petit peu… ! Allez un ptchit peu ! Peut être même totalement libre de ton emprise. Bon d’accord j’exagère, les choses ne sont pas aussi faciles. Mais prendre conscience de la nécessite de ne s’attacher à rien ni personne ici bas est une triste réalité à laquelle je dois me faire.
Je garderai, quelque part, enfoui en moi ton souvenir, le souvenir de quelqu’un qui m’a rarement déçu, que j’ai apprécié, admiré, adoré. Oui adoré…pas aimé ! Mais j’essaierai de t’oublier superficiellement et tu sais quoi ? J’y arriverai ! Parce qu’autrement tu me manqueras et je ne veux pas de ça !
Maintenant souris c’est permis! Tu as un si beau sourire !
