Lundi 12 Novembre 2007


Nager dans les eaux troubles
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l'air trop lourd
Du presque rien
A qui tendre la main


J’aime beaucoup la musique des années 90, je n’écoute pratiquement que ce genre de chansons ringardes qui ont bercé mon enfance, mais dans ce répertoire je pense que  Mylène Farmer est assez particulière on ne peut pas dénigrer son talent ou qualifier ses chansons d’anachroniques, pour moi c’est une artiste à part entière, une femme élégante, extrêmement mystérieuse, originale et sans aucun doute spirituelle.


Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n'ai trouvé de repos
Que dans l'indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
Mais rien n'a de sens, et rien ne va


Une semaine après… c’est cette chanson qui exprime le mieux ce que je ressens, non pas que je n’ai pas assez de mots pour l’expliquer mais je ne saurai pas mieux faire que le parolier et encore moins mieux que le compositeur pour décrire chaque émotion.


Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abîmés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
D'une génération désenchantée, désenchantée

Il faudra un autre article, beaucoup plus long, pour expliquer celui-ci.


Qui pourrait m'empêcher
De tout entendre
Quand la raison s'effondre
A quel sein se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre

Une semaine après…C’est fou comme personne n’est libre ici bas, tous plus enchaînés les uns que les autres, cloîtrés dans cette geôle que l’on appelle mektoub, c’est peut-être prétentieux de se révolter contre le fait d’être un pion, mais l’ingratitude se dit parfois qu’on a pas choisi de naître. Et si ce n’était que cela… on ne choisit rien ! Rien de rien !


Si la mort est un mystère
La vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m'attendre
Dis moi,

 

Et puis on se résonne très vite, la morale de l’histoire n’est pas de s’insurger contre le destin mais de se rendre à l’évidence que rien n’est acquis, des plus beaux présents que nous offre cette vie aux plus banals sens ou dons dont nous jouissons. Si Dieu a le pouvoir de pourvoir qui il entend de telle ou telle chose il n’en demeure pas moins qu’il détient aussi celui d’ôter ces mêmes choses s’il le désire, pour de mystérieuses raisons… Des choses que l’on ne comprend pas, au dessus de notre cervelle d’oiseau. On se console souvent avec ça :الله يعلم ما لا تعلمون


Dans ces vents contraires comment s'y prendre

Plus rien n'a de sens, plus rien ne va.


A peine une semaine…

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