<![CDATA[Utopie]]> http://kawtar.dzblog.com fr Tue, 20 May 2008 20:47:23 GMT Tue, 20 May 2008 20:47:23 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Penelope¦le retour]]> http://kawtar.dzblog.com/article-241153.html

Ce matin en allant sur mon blog j’ai été surprise de voir que la page ne voulait pas s’afficher. Problème de connexion ? Non loin de là, un site apparait me certifiant que l’adresse n’existe pas, je me suis dit : « c’est bon, mon pauvre blog a été détruit sans préavis », j’ai réessayé à plusieurs reprises sans succès et je crois que c’est à ce moment là que j’ai réalisé à quel point j’y tenais à mon modeste espace virtuel. Un tas de souvenirs, des regrets aussi… Oui le regret de ne pas avoir été assez présente ces derniers temps. Pendant un moment je me suis demandée : Que ferais je sans lui, le blog, que deviendrais je sans elle, Kawtar. Ma vie ne changera probablement pas d’un iota mais… où pourrais je exprimer mes excès de révolte ou d’euphorie, à qui ? à mon entourage ? Non, il est des choses que les personnes les plus proches de nous doivent ignorer, c’est paradoxal n’est ce pas ? Je vous laisse donc imaginer ma joie de le redécouvrir lors d’une seconde tentative dans l’après-midi. Il est toujours là, elle existe encore.

 

C’est cet anodin incident qui m’a amené à revenir. L’italique vert n’a pas dit son dernier mot. J’écrirai probablement jusqu’à la fin, plus souvent j’espère, je parlerai sans doute de celui qui occupe, un peu trop à mon goût, mes pensées en ce moment ou encore de cette année de magistère qui touche à sa fin bref j’écrirai.

 

Ce que j’ai adoré au cours de cette épreuve on va dire ce sont les actions et réactions des bloggeurs. Les derniers billets si différents les uns des autres, les « merci », les « bravo », les « ravis ». La première fois où j’ai mis les pieds ici j’ambitionnais de partager quelques pensées. A l’issue de l’aventure je me suis rendue compte à quel point chacun de nous a partagé beaucoup plus que ça ici et cette expérience aussi virtuelle soit elle a été l’une des plus enrichissantes de toute ma vie. Merci Dzblog ! Merci Dzbloggeurs !

 

Et Penelope dans tout ça ? Elle s’est remise à attendre ! Oui …elle ne se lassera probablement jamais des attentes interminables, elle qui se croyait guérie ! Au moins elle n’est pas entrée dans la légende pour rien. Elle n’écrit plus de lettres mais elle lui parle dans ses pensées, dans ses rêves, longues et agréables conversations ou devrais je dire…soliloques.

 

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Tue, 20 May 2008 20:47:23 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-241153.html
All good things¦come to an end http://kawtar.dzblog.com/article-239092.html


C’est la première fois de ma vie que j’ai l’angoisse de la page blanche ou devrait je dire de l’écran blanc… L’aventure est finie, date butoir 15 mai, encore quelques jours peut-être… Je devrais dire adieu à Dzblog mais un concours de circonstances a fait que c’est à toi que j’ai envie de faire mes adieux. On s’était connu un peu à la même époque où j’ai connu Dzblog, début 2006 peut-être je ne sais plus, je n’ai jamais été très douée pour me remémorer les dates. Plus de deux ans en tous cas maintenant avec cette faiblesse propre aux mortels que nous sommes, cette faiblesse qui a fait que je n’ai jamais osé mettre un terme à mes illusions et t’oublier, faiblesse qui a fait que le seul fait d’imaginer que je ne pouvais plus te parler suffisait à m’anéantir et me détruire. Je suis paradoxale je sais. Derrière celle qui n’a besoin de personne il y a celle qui n’a besoin que d’une seule personne : toi. Ne souris pas … Je ne t’aime pas. Arrête de sourire ça m’énerve. Je suis prête à jurer que je ne t’aime pas. C’est juste que j’ai du mal à me passer de toi. Bon d’accord je te l’accorde je ne peux pas me passer de toi. Même pas de ta présence. Juste de ton être. Je pense que tu es ma base de sécurité, je ne sais plus où j’ai lu ça. Ces personnes qui vous procurent protection, sécurité et surtout…estime. Ok Tu es génial, loin d’être parfait certes, mais si… unique, enfin pas uniquement unique, enfin je sais plus, je m’embrouille beaucoup ces temps-ci. Mes émotions prennent le dessus je n’arrive même plus à les maitriser, je sanglote aux plus banales lectures, je pleure en racontant une anecdote à deux balles censée être touchante, je fonds en larmes devant les plus anodines scènes de séries TV pour ménagères éplorées bref… je dois agir ! Tu m’avais dit un truc dans ce genre une fois, enfin je sais plus, ma mémoire me fait défaut je te l’ai déjà dit.

 

Tu sais que personne ne me croit quand je parle de toi. Si, si je te jure ! On m’a demandé plus d’une fois « Il est aussi spécial ? ». Peut être bien oui, enfin à mes yeux, c’est ce qui compte non ?

 

Près de deux ans que ce blog existe et je n’ai jamais pu parler de toi auparavant. Même pas un petit billet dans la catégorie des gemmes que j’aime. Pourtant on est amis. C’est plutôt simple de parler d’un ami.

 

Aujourd’hui je peux t’inviter à pénétrer dans ce petit monde virtuel. J’aimerai bien te faire les présentations. Te parler de ceux que je connais ici un à un. Au fait, il suffit de faire un tour chez chacun d’eux pour en apprendre davantage sur lui. Tous plus différents les uns que les autres. Tu ne pensais tout de même pas être le seul à être exceptionnel. Chacun l’est à sa façon. Sur Dzblog, au-delà des lecteurs j’ai rencontré des amis.

 

Mais qu’est ce que cette confusion ? Pourquoi dire adieu à quelqu’un maintenant ? Parce que je déteste me sentir faible, dépendante, vulnérable ? Oui je le suis, je le sais. Mais laisse moi au moins savourer l’illusion que je peux être maitresse de moi-même. C’est parce que j’ai compris à quel point j’avais besoin de toi que je veux me défaire de ta présence. Tu comprends ? Non ! Tant pis c’est compliqué !

 

J’apprendrais à vivre avec cette lumière en veilleuse. Un célèbre psychologue a expliqué comment on devait apprendre à se défaire des liens auxquels on est le plus attaché, parce que c’est la règle même de la vie. Nouer un lien c’est déjà avoir la certitude de le défaire tôt ou tard. Tout est éphémère et ce n’est peut être pas plus mal. Tu sais ce dont j’ai légèrement peur ? C’est de ne plus pouvoir m’attacher à qui que ce soit après t’avoir connu. C’est idiot je te l’accorde mais je suis comme ça ! J’idéalise parfois les gens que j’aime.

 

J’écris n’importe quoi mais je sais qu’après ça je serai un tantinet libre. Un tout petit peu… ! Allez un ptchit peu ! Peut être même totalement libre de ton emprise. Bon d’accord j’exagère, les choses ne sont pas aussi faciles. Mais prendre conscience de la nécessite de ne s’attacher à rien ni personne ici bas est une triste réalité à laquelle je dois me faire.

 

Je garderai, quelque part, enfoui en moi ton souvenir, le souvenir de quelqu’un qui m’a rarement déçu, que j’ai apprécié, admiré, adoré. Oui adoré…pas aimé ! Mais j’essaierai de t’oublier superficiellement et tu sais quoi ? J’y arriverai ! Parce qu’autrement tu me manqueras et je ne veux pas de ça !

 

Maintenant souris c’est permis! Tu as un si beau sourire !

 
 
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Fri, 09 May 2008 01:56:53 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-239092.html
L'histoire en chaîne ( 2ème relais ) http://kawtar.dzblog.com/article-229463.html


Merci Citadelle !

 

La plume

 

Son hésitation face au miroir ne dura que le temps de quelques instants. Elle se résolut à fermer les volets de la pièce déjà assombrie par les journées courtes d’hiver et le temps tumultueux et s’empara de la bougie qu’elle tenait allumée depuis l’aube.

 

Recréer la même ambiance… sans quoi tu me perdras à jamais, chaque bruit, chaque soupir, chaque image, chaque objet, exactement comme la première fois…

 

Elle rapprocha la bougie du miroir et la déposa timidement sur la coiffeuse. Le miroir demeurait  obscur, sans vie pour ainsi dire. Le reflet de son image lui-même lui paraissait irrél.

 

Elle se dirigea ensuite vers la grande armoire de sa chambre à coucher, l’ouvrit,  huma l’épaisse odeur de naphtaline qui s’en dégageait et en retira son costume.

 

« Tu le porteras pour moi tu m’entends ? Uniquement pour moi ! C’est ce qu’on porte dans les plus grands cabarets de Paris, dès que je l’ai vu j’ai pensé à toi, je savais qu’il t’irait comme un gant, ta chevelure rousse sur ces plumes blanches, tu y seras angélique ! Hein ma poule ? »

 

« Ne m’appelle plus jamais comme ça, c’est dégradant ! »

 

Il partait d’un grand rire à chaque fois qu’elle lui rétorquait de la sorte avec virulence : « Y a-t-il plus grande dégradation que celle d’être une catin ma poule ? C’est peut-être les plumes qui m’ont inspiré ce petit surnom et je l’aime bien ! Donc je t’appellerai ainsi ! »

 

Ce qu’il pouvait être bête ce Francis, ou François ou Frank… bref ce français, elle ne se rappelle même plus de son nom. Il payait bien certes mais il cultivait un certain nombre de rituels agaçants, tel ce costume ridicule qu’il l’obligeait à mettre. Elle déposa ce dernier sur le grand lit et en arracha une plume. Elle le contempla par la suite perplexe : « Si je fais ça à chaque fois je risque bientôt de ne plus rien y laisser, je devrais essayer moins souvent »

 

Elle déposa la plume près de la bougie et appela Kabouya, après quelques secondes de silence le chat finit par s’approcher prudemment de la porte de la chambre et se mit à la griffer nerveusement. Zoubida lui ouvrit et le pris soudain dans ces bras.

 

« Viens là petit félin ! »

 

Le chat sentit quelque chose de dangereux dans cette étreinte. Zoubida se mit pourtant à le caresser rêveusement, les yeux fixés sur le miroir, le regard hagard, ses doigts filaient le long des poils du chat avec une douceur extrême, elle fredonnait entre ses dents un petit air à peine perceptible. Au fur et à mesure qu’elle caressait le chat celui-ci miaulait avec une rage de plus en plus aigue. Zoubida accéléra la cadence du mouvement de ses doigts, elle les enfonçait à présent dans la peau de l’animal avec une brutalité inouïe. La bête criant de douleur se débattait rageusement et finit par échapper à la vielle mais n’entendait pas la quitter avant de s’être vengé d’elle. Il lui sauta au coup et la griffa avec une force telle que le tapis fut bientôt taché de plusieurs gouttes éparses de sang. Zoubida afficha un sourire triomphant, elle se débarrassa de kabouya et referma la porte. Elle tenait d’une main ferme sa blessure et s’empressa de regagner la coiffeuse. Elle déposa quelques gouttes de sang sur la surface lisse du meuble et s’empara de la plume. Il n’y avait sans doute pas assez de sang…tant pis elle essaierait quand même. Elle trempa l’extrémité de la plume dans une goutte, approcha la bougie du miroir pour l’éclairer et y inscrivit un symbole singulier. Le miroir demeurait muet, mutisme insupportable et angoissant. Son reflet n’était plus irréel, il était horrifiant.

 

Elle se coucha sur son lit, les lettres y étaient restées, telles qu’elle les avait éparpillées lorsqu’elle était entrée dans la chambre. A présent, elle s’amusait à les tacher du sang resté sur ses mains. Les photos sur les murs faisaient défiler devant ses yeux des scènes d’amour, des scènes de haine, gants de velours, tenues de scène…

 

Dehors la pluie redoublait d’intensité. Un bruit sourd se fit entendre puis…la foudre. La bougie s’éteignit brusquement et le miroir s’illumina d’une lumière aveuglante le temps d’un instant. Zoubida se leva hâtivement pour regagner la coiffeuse…

 

Au suivant comme disait Brel !


 

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Fri, 28 Mar 2008 15:58:17 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-229463.html
Pénélope se résigne http://kawtar.dzblog.com/article-226624.html  

« … Finir tous dans la terre, mon Dieu! Quelle déconvenue… »

 

Le genre de phrase qui résonne souvent et qui insuffle une profonde lucidité contrairement à ce qu’il en parait. Elle se répète…souvent, souvent. A l’entendre on ne verse pas une larme on caresse sa joue, meurtrie par la brutalité de la gifle provoquée par ces simples mots.

 

J’ai souvent été convaincue que la foi était le pilier de notre existence, que l’avoir nous prémunissait contre tout. Et au fond je ne pense pas avoir eu tort, peut-être que j’étais juste encore trop aveugle pour savoir où fallait il la chercher. On tâtonne souvent dans cette quête et tout y passe : lecture du coran, prière assidue, émissions télévisées spécialisées et tous les moyens sont bons pour penser se rapprocher du créateur. Ça marche peut-être pour certain qui sait !

 

Personnellement, sans en faire une obsession, cette recherche me préoccupait par curiosité mais surtout par besoin, on ne peut jamais prétendre avoir possession de LA vérité, mais on peut oser affirmer s’en rapprocher et puis peut-être que LA vérité en elle-même est relative, que chacun a la sienne, la perçoit comme il l’entend et l’interprète comme bon lui semble.

 

Bref, j’ai trouvé en la gratitude une réponse à bon nombre d’interrogations, j’ai essayé d’apposer à des questions comme : pourquoi est-il plus intelligent ou pourquoi est-elle plus belle, d’autres comme : pourquoi est il aveugle ou pourquoi est elle Somalienne et puis là tout d’un coup je me suis surprise à adopter cet air confus propre aux personnes prises en faute. Je souris en repensant à une phrase que nous répétais une très bonne amie : « Ebbki 3la essaha ! », mais oui c’est pourtant évident, on ne va pas pleurer pour autre chose quand même et pourtant…

 

Gratitude donc prise de conscience donc foi recouvrée…peut-être ! J’en reviens à regretter de nouveau d’être née à cette époque, j’ai comme l’impression que tout ce temps supplémentaire qui nous est alloué par le progrès est uniquement destiné à nous aveugler davantage, à nous donner des idées noires. Oui c’est du temps pour broyer du noir au fait. Il aurait peut-être mieux valu faire sa lessive à la main sous un grand soleil que de programmer la machine à laver dans une petite pièce finalement… Et puis le temps perdu ne le sera pas tout à fait quelque part !

 

En tous cas c’est un tas d’idées décousues qui me parviennent en désordre. Désordre pourtant si bénéfique ! Un air de gratitude, une impression de paix, juste une impression peut-être mais en tous cas elle est indescriptiblement …euphorisante !

 

El hamdoulilah et Saha mouloudkoum!


 

 

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Wed, 19 Mar 2008 16:32:32 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-226624.html
Furtive apparition... http://kawtar.dzblog.com/article-220169.html J’ai pendant très longtemps pris un malin plaisir à publier des articles régulièrement durant la période des examens ou encore lorsque le travail qui m’attendait me couvrait la tête (à traduire évidemment) c’est donc tout naturellement qu’à moins d’une semaine des examens du premier semestre quelque chose m’a subtilement attiré ici.

 

Toujours aussi peu soucieuse des délais mes nuits blanches sont aussi nombreuses que celles de l’année dernière voire plus longues encore. Cependant, elles sont moins empruntes de doutes voire plus paisibles. C’est en général avec beaucoup de lucidité, de conviction et d’un quelque chose de motivation que je m’y prépare.

 

Bien sur quelques ombres subsistent dans ce tableau on ne peut plus optimiste mais une fois de plus je me suis rendue compte à quel point mes décisions les moins réfléchies, ou plutôt celles qui m’étaient imposées par la force du destin, étaient souvent les meilleures. Peut-être qu’elle y était vraiment la bonne étoile ce jour-là…

 

Beaucoup de choses à raconter, des évènements, des réflexions (à la noix de coco comme disait l’autre), des constatations. Sitôt que je serai en vacances je reprendrai un peu en main ce pauvre blog. Il en a grand besoin !

 

En attendant, je vais faire ma raisonnable en vous disant à bientôt !

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Tue, 26 Feb 2008 15:56:55 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-220169.html
LE meilleur voeu! http://kawtar.dzblog.com/article-206841.html ]]> Thu, 03 Jan 2008 22:04:54 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-206841.html Plus "friends" que jamais! http://kawtar.dzblog.com/article-204875.html

J’ai préparé une dizaine d’articles qui sommeillent au fin fond du Pc, tous plus inachevés les uns que les autres, des fragments désordonnés de pensées qui, à vrai dire, n’ont ni queue ni tête.

 

C’est alors que je me suis dit qu’il serait pour moi moins fastidieux de revenir avec un film. En réalité, je n’ai pas trop le temps d’en voir en ce moment. J’ai commencé Mighty heart avec Angelina Jolie sans pouvoir le terminer, idem avec Ghandi et The queen, bref je prends la fâcheuse manie de tout laisser à moitié en ce moment. Ça me fait penser à une expression qu’on utilise souvent pour désigner les personnes qui n’achèvent jamais ce qu’elles entreprennent : « كلاو عضمة النص ». Mais bon là n’est pas la question...

 

Je ne me souviens plus très bien à quand remonte la sortie de ce film, j’hésite entre 2004 et 2005 mais je me souviens que j’en avais beaucoup entendu parler et que les acteurs à l’affiche ne faisaient qu’accroître mon intérêt à l’égard de ce long métrage. C’est ainsi que j’ai guetté les étales de DVD et que j’ai acheté dès sa sortie à Alger : « Friends with money » avec Jennifer Aniston, Joan Cusack, Catherine Keener, Frances Mcdormand.

 

Prévisible ! Lorsqu’on idéalise quelque chose où qu’on en attend trop le résultat est… décevant. Je trouvais ce film d’une banalité et d’une incohérence intolérables. Je m’attendais peut-être (inconsciemment) à une comédie drôle et divertissante, le fait que ce soit des friends… qu’il y ait Jennifer Aniston quelque part. Bref, je l’ai vite fait rangé puis oublié….

 

Dernièrement un quelque chose que je ne saurais nommer ou qualifier m’a poussé à ressortir cette vieillerie dénuée d’intérêt pour la revoir. Et c’est ainsi que je me suis surprise à le faire plus de 3 fois de suite. Le film m’est apparu tout simplement différent. Extrêmement subtil malgré le scénario prosaïque.

 

En résumé c’est l’histoire de quatre amies d’enfance : Olivia, Christine, Franny et Jane (si je me souviens bien !). Toutes très différentes l’une de l’autre : Olivia est l’exemple type de la trentenaire célibataire qui vit encore avec la blessure d’un amour non partagé (son ex qui est marié) et qui se remet à peine de sa dépression, c’est quelque part le genre de personnes qui se cherchent sans trop se trouver,  qui veulent sortir du moule routinier de la vie américaine, elle abandonne ainsi son travail d’institutrice pour faire … des ménages, elle gagne sa vie péniblement. Du côté de ses « friends » le tableau n’est pas aussi noir et pourtant… Christine, une chic fille, mariée, un enfant, elle est scénariste et travaille en collaboration avec son mari qui est l’exemple même de l’égocentrique de service. Leurs deux natures très différentes ont du mal à cohabiter. Quand l’altruisme se bat contre l’égoïsme cela finit souvent en scènes de ménage bruyantes. Christine ne trouve pas mieux que de noyer son chagrin dans la boulimie, son mari devient chaque jour de plus en plus exaspérant. Jane est styliste, mariée avec un enfant également, son mari est quant à lui très attentionné et leur couple est assez équilibré (notons que ses amies soupçonnent des penchants homosexuels chez lui pour son côté coquet et un tantinet efféminé), elle ne s’en porte pas mieux, sous son tempérament de feu et sa franchise démesurée se cache une nature très sensible et meurtrie par « la fatigue de vivre ». Enfin, celle qui se porte, disons le mieux, est Franny, la maternelle, elle est très riche, mariée, deux enfants, a fondé un foyer heureux mais souffre légèrement de rester continuellement dans l’ombre dans son couple d’autant qu’elle a abandonné sa carrière professionnelle pour s’occuper de ses enfants.

 

Je ne sais pas si la morale est de se dire qu’à chacun ses problèmes ou que nul n’est parfait ou encore que le bonheur est relatif. En tous cas la fin du film est très intéressante. Dans un esprit de « positive attitude » chacune finit par trouver son compte sans pour autant nager dans le bonheur façon de dire que cette entité n’existe pas forcément mais que le seul fait de ne pas être malheureux est déjà un bonheur en soi.

 

En tous cas c’est l’un des rares films qui se rapprochent admirablement de la réalité. Chacune se reconnaît un peu dans les  différentes facettes des quatre personnages. La critique a tout résumé en le qualifiant de «Terrific ! a quitely devastating knockout punch about love and life ».

 

 Je n’aurais pas dit ça il y a quelques mois mais là je peux l’affirmer : C’est un film A VOIR.


 




Meilleurs voeux de l'aid el adha à vous tous. Avec beaucoup de prospérité et de bonheur inchallah en ces jours de fêtes. Puisse il être synonyme de chaleureuse convivialité!!!

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Sat, 22 Dec 2007 12:10:52 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-204875.html
Désenchantée http://kawtar.dzblog.com/article-194457.html

Nager dans les eaux troubles
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l'air trop lourd
Du presque rien
A qui tendre la main


J’aime beaucoup la musique des années 90, je n’écoute pratiquement que ce genre de chansons ringardes qui ont bercé mon enfance, mais dans ce répertoire je pense que  Mylène Farmer est assez particulière on ne peut pas dénigrer son talent ou qualifier ses chansons d’anachroniques, pour moi c’est une artiste à part entière, une femme élégante, extrêmement mystérieuse, originale et sans aucun doute spirituelle.


Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n'ai trouvé de repos
Que dans l'indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l'innocence
Mais rien n'a de sens, et rien ne va


Une semaine après… c’est cette chanson qui exprime le mieux ce que je ressens, non pas que je n’ai pas assez de mots pour l’expliquer mais je ne saurai pas mieux faire que le parolier et encore moins mieux que le compositeur pour décrire chaque émotion.


Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abîmés...
Je cherche une âme, qui
Pourra m'aider
Je suis
D'une génération désenchantée, désenchantée

Il faudra un autre article, beaucoup plus long, pour expliquer celui-ci.


Qui pourrait m'empêcher
De tout entendre
Quand la raison s'effondre
A quel sein se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre

Une semaine après…C’est fou comme personne n’est libre ici bas, tous plus enchaînés les uns que les autres, cloîtrés dans cette geôle que l’on appelle mektoub, c’est peut-être prétentieux de se révolter contre le fait d’être un pion, mais l’ingratitude se dit parfois qu’on a pas choisi de naître. Et si ce n’était que cela… on ne choisit rien ! Rien de rien !


Si la mort est un mystère
La vie n'a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m'attendre
Dis moi,

 

Et puis on se résonne très vite, la morale de l’histoire n’est pas de s’insurger contre le destin mais de se rendre à l’évidence que rien n’est acquis, des plus beaux présents que nous offre cette vie aux plus banals sens ou dons dont nous jouissons. Si Dieu a le pouvoir de pourvoir qui il entend de telle ou telle chose il n’en demeure pas moins qu’il détient aussi celui d’ôter ces mêmes choses s’il le désire, pour de mystérieuses raisons… Des choses que l’on ne comprend pas, au dessus de notre cervelle d’oiseau. On se console souvent avec ça :الله يعلم ما لا تعلمون


Dans ces vents contraires comment s'y prendre

Plus rien n'a de sens, plus rien ne va.


A peine une semaine…

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Mon, 12 Nov 2007 14:55:11 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-194457.html
Jamais de la vie ! Enfin¦ je voulais dire oui ! http://kawtar.dzblog.com/article-193463.html  

 
Les blogs n’étant pas seulement des espaces de doléances je vais cette fois-ci briser le silence par de bonnes nouvelles.

 

Il y a un peu plus de quatre ans, lorsqu’un ami me disait qu’après le bac je m’inscrirai surement à l’INC pour le côté BCBG de l’institut je contestais avec rage en affirmant avec fermeté que je n’y mettrai guère les pieds. Cet été encore, je répétais inlassablement la même phrase à tous ceux qui se souciaient de mon devenir : « Continuer mes études ? Non, je ne suis pas faite pour cela ! Je vais travailler ! » Convaincue que la voie suivie par mon aînée était, quoique laborieuse, probante et admirable. Quelques semaines après notre soutenance, l’entreprise où l’on avait effectué notre stage de fin d’études me contacta pour un entretien, rien de mieux donc pour atteindre rapidement mes objectifs, mais cela coïncidait malheureusement avec mon départ en vacances, j’étais contrainte à refuser l’offre et je me suis ainsi décidée à ne rechercher du travail qu’après les vacances d’été voire après le mois du ramadhan.

 

Et puis, je ne sais par quel concours de circonstances cette décision si fondée a changé du tout au tout. Peut-être ai-je été influencée par des amis, des parents ou peut-être que j’ai cédé à cette volonté de ne pas sceller un contrat de travail aussi hâtivement. Rien que l’idée de faire tous les matins le même trajet, pour me rendre au même lieu, exécuter les mêmes tâches et revenir à la même heure pour refaire le même trajet avec en prime un embouteillage hyper stressant, une atmosphère ultra étouffante, une pollution omniprésente m’horrifiait, le tableau est loin d’être aussi noir mais je ne suis pas faite pour vivre dans les grandes villes et Alger est devenue, depuis peu, l’une d’entre elles.

 

Or, les études offrent une certaine liberté, des horaires souples et puis ce sentiment d’être encore jeune, d’aller à la FAC, sentiment si apaisant pour ceux qui comme moi regrettent chaque jour de grandir.

 

Cependant, le grand paradoxe qui m’habite a fait que parallèlement à cette volonté de prolonger mon insouciante vie estudiantine, je brûlais d’acquérir une certaine autonomie financière et de combiner les concepts théoriques abstraits que l’on nous enseignait avec une pratique concrète et c’est ainsi que je me suis lancée dans la course au boulot.

 

Les petites annonces étant le moyen le plus rapide je dévorais une à deux fois tous les quinze jours quelques quotidiens nationaux, mon entourage raillait le sérieux avec lequel je menais mes recherches mais ma passivité n’en avait cure, doucement mais sûrement…  

 

La plupart des firmes exigeaient au moins deux ans d’expérience, parfois je tentais ma chance auprès d’elle mais sans succès. Cela dit, curieusement, on m’avait contacté suite à la toute première annonce à laquelle j’avais répondu, une entreprise privée algérienne en pleine expansion. Je me rendis à l’entretien et suis tout de suite tombée sous le charme du responsable, un jeune homme admirable et sérieux. Malheureusement ce qu’il me proposait comme poste n’avait rien d’admirable quant à lui, après les « je vais réfléchir » d’usage je refusais par e-mail son offre quelques jours plus tard.

 

Et la course (lente) continuait, de vaines tentatives à des postes auxquels je n’étais pas encore préparée. Un soir, je découvris sur ma boite un courriel du gentil monsieur qui m’invitait à le revoir pour une nouvelle proposition (oui je sais que vous êtes déçus, je croyais, moi aussi, que c’était pour un rendez-vous galant). Je me rendis donc une seconde fois à l’entreprise. Le poste qu’il me proposait était nettement plus intéressant et plus dynamique je décidais donc d’accepter après l’avoir informé que je devrai m’absenter quelques heures pour mes cours à l’institut et que mon travail sera, par conséquent, à temps partiel. Nous nous sommes entendus à nous revoir dès que j’aurai mon emploi du temps.

Voilà, et tout allait bien dans le meilleur des mondes quand un jour, en plein mois de ramadhan, je découvre sur mon mobile un appel en absence d’un numéro inconnu (jusque là rien de bizarre) mais qui ressemblait étrangement au numéro professionnel de ma sœur, j’appelle cette dernière pour lui demander si ce genre de numéros étaient des comptes business et elle m’affirme que c’était le cas. Je rappelle le numéro par curiosité mais personne ne répond. Le soir je trouve un autre appel mais je n’en fais plus cas ! Sans doute de mauvais plaisantins. Et c’est ainsi que je continuais à m’initier à l’art culinaire durant le mois sacré à défaut de travailler ou encore même d’étudier ( le concours du magistère ayant été prévu pour la fin octobre). Quelques jours après l’aïd le fameux numéro me rappelle et pour une fois mon téléphone est sur moi et je prends l’appel :

 

-         Bonjour mademoiselle ! je me présente S. T. (je ne retiens jamais le nom des personnes je l’ai donc appelé Sawsenne ce n’est que plus tard que j’appris son vrai prénom) de C.C.Company, nous avons bien reçu votre CV et nous aimerions vous rencontrer pour un entretien demain inchallah.

-         Heu… oui ! oui, oui je suis libre !

 

Après quelques indications quant à la situation de leur siège je la remercie et raccroche. Où est ce qu’ils ont bien pu dénicher mon CV ceux-là, sachant que je ne leur ai jamais rien envoyé. Je sais que je l’ai diffusé un peu partout sur la toile mais cela reste intrigant. Je me décide donc à aller voir ce qu’il en est.

 

L’entretien se déroule calmement avec la demoiselle et un autre monsieur d’un certain âge, fort sympathique, mais je suis surprise de découvrir que le document qu’ils ont entre les mains est un vieux CV qui date de quelques mois, il ne comporte d’ailleurs aucun détail quant au mémoire de fin d’études, consciente que je n’étais pas en position de poser des questions idiotes je décide de me taire. J’explique à ces deux personnes ma volonté de poursuivre mes études et par conséquent l’impossibilité de travailler à plein temps et après près d’une demi heure je les quitte sur le traditionnel : « Nous vous rendrons la réponse sous peu, cette semaine au plus tard ».

 

En sortant, j’étais très enthousiaste, les employeurs m’avaient fait bonne impression et j’étais désireuse d’intégrer leur firme de part sa renommée mondiale en stratégie marketing. Tant pis pour mes engagements avec le beau jeune homme !

 

Mais une semaine est passée, une deuxième l’a suivie puis une troisième était entamée sans que la moindre réponse ne me parvienne je finis par me rendre à l’évidence que si en arabe on disait que السكوت علامة الرضا dans le monde des affaires le silence était plutôt signe de refus.

 

Entre temps, j’ai passé les épreuves du concours et je me rendais ce lundi à l’institut pour m’assurer des résultats qu’une amie à moi m’avait donné la veille au téléphone :

 

-         Au fait félicitations !

-         Pourquoi ?

-         Ben pour le magistère !

-         Ah ! J’ai eu le concours ?

 

Toujours en retard….

 

Et ce même lundi, ne voilà t’il pas, comme dirait l’autre, que Sawsenne m’appelle pour me dire que ma candidature a été retenue. J’étais aux anges tant ce travail fortuit me tenait à cœur. Et c’est ainsi que tout est bien qui finit bien comme dirait Candide.

 

Voilà, la mise à jour étant faite, il faudra dans quelques mois s’attendre à de nouveaux billets sur un autre mémoire. Mais ce que j’ai surtout conclu dans toute cette affaire c’est que je ne fais que ce que je jure ne JAMAIS faire.

 

 

 

 

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Thu, 08 Nov 2007 20:24:49 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-193463.html
Prix Nobel du dévouement http://kawtar.dzblog.com/article-186680.html


En cette période où un peu partout dans le monde des prix sont décernés à diverses personnalités ayant contribué d’une manière ou d’une autre au bien-être et à l’aide de l’humanité dans divers domaines allant de la chimie à l’économie je me suis dit qu’il serait bon de rendre hommage également, par le plus précieux mais aussi le moins gratifié de tous les prix, à une certaine catégorie de personnes qui peuplent cette terre, je cite les femmes en général et les mères en particulier.

 

Bien que le 8 mars et dernier dimanche de mai sont censés matérialiser la gratitude que l’on ressent à l’égard de ces créatures je trouve que rien n’est plus expressif que cette fin de Ramadhan pour mettre en exergue toute la bonté et le labeur de ces dames.

 

Je ne ferai pas de distinction entre les femmes au foyer et celles qui travaillent car chacune vit un engrenage différent, mais non moins pénible, de celui de l’autre. Même que je suis fermement convaincue que la deuxième catégorie connaît un peu de plus de répit que la première, ne serait ce qu’à travers son emplois qui lui permet d’une part de se changer l’idée et d’autre part de ne pas devenir esclave de son propre foyer. Toujours est-il que les journées de ces femmes sont pour ainsi dire…mouvementées au point de leur faire perdre les atomes de placidité rescapés de la tornade de stress quotidien qui les ravage.

 

L’exemple de Ramdhan est parfait pour illustrer ces dires. Imaginons un instant que nous ayons une entreprise, notre propre entreprise, qu’au sein de celle-ci nous devions assurer les tâches des agents d’entretien (pare-terre, poussière, sanitaires et j’en passe), des acheteurs (patates, épicerie, produits d’entretien, confiserie…etc.), du gestionnaire des stocks (Y a plus de café ? Pas de panique, madame a pensé en acheter avant que le dernier paquet ait touché à sa fin), du comptable (la facture de téléphone est payée, reste celle de l’électricité, je passerai la régler avant de récupérer les gosses et après le boucher et ce soir il va falloir vérifier toutes ces dépenses à droite à gauche), du psychologue et professeur (C’est une petite fille aussi gentille que toi regarde comme elle est mignonne, elle voulait juste te taquiner en te tirant des pierres en direction des yeux, maintenant ma puce va faire tes devoirs je viendrai vérifier) mais aussi celles du cuisinier, du plongeur, du teinturier, de la secrétaire qui répond au téléphone, de l’agent de sécurité, du portier mais encore les tâches inhérentes aux postes de responsabilité avec toute la gestion s’y rattachant.

 

Vous ne trouvez pas que c’est un peu trop pour une seule âme ? Oui je sais, j’entends déjà les cris haro qui fusent : «  Eh c’est moi qui paye le téléphone, l’électricité et même l’eau » ou encore : « Le premier jour de ramadhan  c’est moi qui ai mis la table pas elle » voire même : « J’ai toujours repassé ma chemise tout seul comme un grand » mais là n’est pas la question ou plutôt le problème. Le problème c’est d’abord d’énumérer toutes ces nombreuses tâches pour en confirmer la multiplicité et la difficulté mais c’est aussi de s’indigner devant ce travail si ingrat qu’est celui des femmes. Un vieux proverbe arabe, dont je ne me souviens plus, attestait du fait que le travail accompli par ces dames ne connaissait pas de concrétisation ; Elles nettoient et ça se resalit, elles cuisinent et ça s’ingurgite, elles repassent et ça se re froisse, elles lavent et ça se re macule… Peut-être que dans un passé très lointain une femme aurait été maudite pour l’éternité et toutes les générations suivantes en auraient souffert. Tous ses efforts ne donneraient alors que de fugaces résultats concrets.

 

Enfin, tout cela pour dire qu’être femme est un métier, qu’une maison est une grande entreprise et qu’en l’absence d’une meilleure solution pour récompenser toutes les femmes qui nous entourent commençons par une sincère gratitude et attribuons leur ce prix bien mérité.


Saha Aidkoum !

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Mon, 15 Oct 2007 22:04:13 GMT http://kawtar.dzblog.com/article-186680.html